Musées et numérique… je t’aime moi non plus

L'application Louvre Lens pour smartphone

L’application Louvre Lens pour Smartphone : http://www.culturemobile.net/louvrelens-orange/louvre-lens-appli-pour-smartphone

Les expositions deviennent de plus en plus  interactives, surtout si l’on possède un smartphone. Les applications design offrent un accès détaillé aux œuvres et une visibilité intuitive et interactive (et feront de vous un hipster branché). Plus besoin de se battre pour accéder au cartel à coté de l’œuvre, vous avez déjà toutes les informations que vous souhaitez. Parcourez l’exposition d’un revers de main et accédez à des contenus exclusifs de votre téléphone. Le musée du Luxembourg, où se déroule l’exposition Chagall, jusqu’au 21 juillet 2013, propose notamment  ce support : https://play.google.com/store/apps/details?id=com.espro.android.mediaplayer.Chagall

chagall

L’appli Chagall pour Smartphone

Le musée propose aussi un parcours numérique sur son site Internet, où l’on trouve une biographie de Chagall thématique assez bien faite : http://www.museeduluxembourg.fr/fr/expositions/p_exposition-18/parcours-numerique/thematique-prologue/

Les musées sont de plus en plus enclins à utiliser les supports numériques pour mettre en avant leurs collections. Mais ils sont d’autant plus réticents à trop en dévoiler, de peur que ce cher internaute qu’ils chérissent en ai suffisamment pour s’affranchir de leur rendre visite. Le Louvre a ainsi mis en avant certaines de ses collections et propose une application intuitive et efficace. Mais les contenus mis en avant sont trop limités face à la richesse de ses galeries.  De même, le Quai Branly propose des contenus smartphone originaux, qui permettent notamment une visite des jardins du musée à 360 degrés et l’envoi de cartes postales sur sélections de visuels.

http://www.quaibranly.fr/fr/musee/le-musee-sur-mobiles-et-tablettes/lapplication-quai-branly.html

Le numérique reste avant tout un outil promotionnel et un support de communication. Les musées s’adaptent à l’air du temps, et des expériences telles que le google art project semblent avoir des retombées intéressantes concernant la fréquentaiton des musées. Le géant du web numérise depuis plus deux ans les œuvres d’un grand nombre de galeries.  Parti de 17 musées, l’opération compte aujourd’hui plus de deux cents partenaires en vue d’assurer la diffusion de leurs œuvres. La fréquentation du site internet du Château de Versailles aurait bondi de 25% depuis la mise en ligne de ses contenus.  Pour des informations plus détaillées,  http://www.club-innovation-culture.fr/deux-ans-apres-son-lancement-google-art-project-fait-son-premier-bilan/

Google Art Project, l’interface

Pratique pour les professeurs d’Histoire de l’Art et bel outil de promotion pour les Musées. Le Huffington Post affirme même qu’un internaute passe trois fois plus de temps sur une œuvre numérisée que lorsqu’il est au musée. Quand à l’impact sur la fréquentation, peu de données, mais les craintes des conservateurs semblent de plus en plus infondées. Les musées parisiens ont en effet battu des records de fréquentation en 2012 malgré toutes leurs évolutions vers le numérique. L’internaute semble donc toujours prêt à quitter son canapé pour aller voir les œuvres de près, mais jusqu’à quand ?

JR

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2 réflexions sur “Musées et numérique… je t’aime moi non plus

  1. Pourtant, et comme par hasard, les œuvres, elles, ont de plus en plus besoin d’être physiquement parcourues, investies, pénétrées… Rien ne saurait remplacer le contact direct à celles-ci et Daniel ARASSE dans « Le Détail » évoquait la fonction des musées qui les faisaient descendre des murs où elles étaient initialement exposées (piédestal ?) pour les livrer à un nouveau regard. De moins en moins on parle d’œuvres « interactives » (comme on le faisaient pendant les années 80-90). Celles-ci voulaient offrir au spectateur la possibilité d’être lui-même acteur depuis sa propre chambre et par le biais d’une utopique interface clavier-ordinateur-internet. Par ailleurs encore, la technologie tend à s’effacer, à se faire oublier en s’intégrant aux processus de création et même dans les arts vidéo (« Ravel-Unravel » d’Abri SALA à la biennale de Venise 2013, ou « Falling Tree » de Terike HAAPOJA -id.). L’artiste peut aussi la limiter volontairement (avec les photogrammes (?) de « Katya » par Bart DORSA – toujours à Venise), jusqu’à qu’elle soit, du moins apparemment, reniée en lui imposant un simulacre de destruction (T.V. fondues et semi-masquées, oubliées… de Simon DEMMY – id.). On assiste d’ailleurs chez DENNY au recours à un art « anti-N. J. PAIK » qui puise dans le ready-made des origines sa propre négation ou pour être moins radical, sa propre remise en cause.

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