De l’art de savoir raconter une histoire par un petit koala très motivé…

Salut à tous ! Voici le retour de celui que vous attendiez tous, la star australienne, le mammifère le plus hype de l’hémisphère sud, la légende du bush, le plus grand dormeur de tous les temps, la terreur des eucalyptus, le dormeur invétéré, MISTER JEAN PIERRE MOTIVééééééé !

Attention une star s’est glissée dans la photo, sauras tu la reconnaître?

(Bon dégonflage de chevilles, en fait Jean Pierre à tellement dormi durant ces derniers mois qu’il vous avait oubliés…)
Bref il a décidé de se rattraper, vite avant d’entamer une nouvelle sieste estivale et de repartir chasser des feuilles d’eucalyptus sauvage (tu parles d’un prédateur !)

Donc aujourd’hui un article de relance, destiné à ceux qui souhaitent accroître leurs chances de succès en entretien d’embauche. On parlera ici de l’art de raconter une histoire ou story telling que beaucoup ne maîtrisent pas encore correctement !

Pour donner envie à un recruteur de travailler avec vous, il faut lui donner envie de le faire.

....

(je crois que c’est la phrase la plus ridicule que j’aie jamais écrite de ma vie)

Bref.

Vous avez saisi l’idée.

Vous avez tous eu des vies extraordinaires, vécu des choses inégalables (voire  inavouables), rêvé d’horizons lointains et de nuits étoilées…Si ce n’est pas le cas, bah il va falloir vous y mettre, hein, parce que voilà quoi, et d’autre part, apprendre à raconter votre histoire comme si c’était le cas.

#Rappel  : le processus de recrutement est un processus de séduction. On ne sélectionne pas quelqu’un uniquement sur ses compétences professionnelles, même si dans un monde idéal ce serait le cas.(Encore une phrase naze, même pas correctement écrite)
On choisit quelqu’un parce qu’on a envie de travailler avec lui .

Votre interlocuteur doit ressentir l’intensité et la sincérité lorsque vous racontez quelque chose. Mais un exemple vaut mieux qu’un long discours, et comme notre petit koala n’a que 4h d’autonomie une fois réveillé, on va enchaîner rapidement, (parce que là c’est laborieux et ça fait beaucoup de blabla).
Pour rendre une histoire intéressante, il faut tout d’abord décrire une action, y mettre de la contextualisation pour donner un cadre au propos, et enfin et surtout, de l’émotion. Démonstration :

« Je m’appelle Jean Pierre. J’ai 8 ans et j’ai pour projet professionnel de devenir chargé de production à l’Opéra de Sydney. Titulaire d’une licence en communication et après avoir suivi une formation en management culturel, il faut aujourd’hui que j’effectue un stage dans le cadre de mes études, et c’est pourquoi votre structure m’intéresse. Je sais réaliser une campagne de communication, gérer un budget de production et manger des pâtes. »

#relou #suicidesocial #MoinsFunTuMeurs

Vous vous êtes fait chier à lire ça ? C’est normal. (Enfin j’ai essayé de rendre ça chiant)
Ici, on est uniquement dans l’action.  C’est du factuel, le premier stade de la narration. Notre cher Jean Pierre  nous a fait un bon déroulé de CV à l’oral, bien organisé, bien construit, mais bon on s’emmerde grave.

C’est là que l’on va ajouter un deuxième niveau à la narration, la contextualisation. On va fixer un cadre au blabla factuel, qui va permettre à l’interlocuteur de mieux situer et imaginer ce qu‘on raconte, expliquer les raisons de nos choix de manière logique et rationnelle.

« Je m’appelle Jean Pierre, j’ai 8 ans et j’ai pour projet professionnel de devenir chargé de production à l’Opéra de Sydney. Après avoir suivi une licence en communication à l’université de Melbourne, j’ai décidé de m’orienter vers les métiers du management culturel car le secteur m’a toujours particulièrement attiré. Je suis aujourd’hui à la recherche d’un stage qui me permettrait d’avancer professionnellement et  d’acquérir les compétences nécessaires à la réalisation de ce projet. La formation que j’ai suivie étant extrêmement tournée vers l’opérationnel, je cherche à mettre en pratique ce que j’ai appris sur la mise en place d’une stratégie de communication, pouvoir enfin élaborer en vrai un budget de production , et savoir cuire les pâtes al dente. »


C’est déjà plus choupi non?

C’est déjà plus sympa ?  vous n’êtes toujours pas convaincus ? OK

C’est là qu’on va rajouter un troisième niveau à la narration, à savoir l’émotion. Expliquer le fond du pourquoi du comment(…). Parce que dire pourquoi on fait les choses c’est bien, mais y rajouter de l’émotionnel ça nous rend plus humains, plus sincères et donc plus séduisants.(Il va vraiment falloir que je monte une secte à raconter des bêtises pareilles)
Final shot :

« Je m’appelle Jean Pierre, j’ai 8 ans et j’ai pour projet professionnel de devenir chargé de production à l’Opéra de Sydney. Pour vous résumer rapidement mon parcours, j’ai d’abord commencé par suivre une licence en communication car les métiers autours des médias m’intéressaient. Puis je me suis rendu compte que je n’étais pas vraiment fait pour ça, et qu’ayant nourri une passion depuis toujours pour la musique classique, je me suis dit, pourquoi pas essayer de concilier cette passion et ma vie professionnelle. Après trois ans à la fac, j’avais envie de chercher une formation rapide qui allait me fournir de quoi être efficace immédiatement sur le marché du travail, apprendre à monter un budget de production, savoir concevoir, du moins en théorie, une stratégie de communication avec les spécificités culturelles. Pour moi l’idéal serait en effet à terme de rejoindre une institution comme l’Opéra de Sydney, parce que c’est vrai que j’en ai toujours rêvé, dès que j’ai commencé à entendre Don Giovanni du haut de mon eucalyptus il y a déjà quelques temps,  j’ai compris que c’est véritablement vers ces métiers là que je me voyais plus tard. Du coup, j’ai réellement envie d’intégrer votre entreprise pour pouvoir mettre justement en pratique ce que j’ai appris et acquérir une expérience qui me permettra, du moins je l’espère, de pouvoir faire de ce projet une réalité, et enfin apprendre à savoir faire une sauce au pesto dans mes spaghettis et manger enfin autre chose que de l’eucalyptus ! »


#DreamOfALifetime #jeracontemalife #VisMaVieDeKoala

C’est un peu too much ?? Vous trouvez aussi ? C’est normal, c’était pour vous faire comprendre la différence avec les autres versions. Ce que l’on constate quand même c’est que notre koala parait vachement plus humain ( ??) comme ça, un être doué d’envie, de sentiments, qui a fait des choix pour accéder à un  métier qui le fait rêver et qui explique réellement pourquoi il a envie de bosser dans le secteur.

Et là, la question qui vous vient, c’est « Ok mais bon, c’est vraiment pas un peu too much et tiré par les cheveux de raconter ça en live comme ça ? »

La seule difficulté avec un discours comme ça, c’est qu’il faut paraître sincère lorsque vous racontez votre vie. Si vos motivations sont fondées et réelles, si vous arrivez à transmettre une émotion à l’oral lorsque vous racontez vos envies et votre parcours, vous pouvez à peu près dire n’importe quoi du moment que ça parait sincère. (Mettez y tout de même un peu de retenue, « j’ai vraiment besoin de thune et je suis prêt à faire n’importe quoi », ça avec toute la volonté du monde ça passera rarement !)

Ne négligez pas l’entrainement : testez votre discours avec vos proches et demandez-leur si vous paraissez convaincants.

Voilà pour aujourd’hui , à dans je l’espère moins de 6 mois, si ce koala veut bien rester éveillé de temps en temps !

OUAAAAIIIS VIVE LA CAFEINE !!!!!

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